Notre édito conseils

Faire évoluer sa supply chain print vers un modèle circulaire

découvrez comment transformer votre supply chain print en un modèle circulaire durable, optimisant les ressources et réduisant l'impact environnemental pour une production responsable.

La supply chain du print ressemble encore trop souvent à une ligne droite : on conçoit, on produit, on expédie, on affiche… puis on jette. Efficace à court terme, oui. Satisfaisant sur le plan de l’économie circulaire, beaucoup moins. Entre la pression réglementaire, les attentes des marques et la réalité des matières (papier, PVC, textiles, encres), la bascule vers une supply chain circulaire devient un vrai sujet de pilotage, pas une promesse marketing. Le bon réflexe consiste à regarder le print comme un « produit à plusieurs vies » : un kakémono qui revient d’un salon, une PLV qui change de campagne, une bâche événementielle qui finit en housses, un packaging qui se réinvente en calage. Le défi, lui, tient dans la mécanique : organiser les retours, qualifier l’état, décider réemploi ou recyclage print, sécuriser les délais, garder une qualité d’image au top.

Les travaux menés par France Supply Chain by Aslog et Citwell, nourris par des ateliers collaboratifs avec une vingtaine d’entreprises, vont dans ce sens : prolonger la durée de vie des ressources via l’usage, la réparation, le reconditionnement et le recyclage, au lieu de miser uniquement sur la fin de chaîne. Appliqué au print, ce cap se traduit en actions très concrètes : approvisionnement responsable, optimisation ressources, organisation multi-sites, et surtout traçabilité matériaux. Au 72/78, cette logique s’attrape par le terrain : le bureau d’étude cadre, le studio anticipe les contraintes de matières, l’atelier produit avec rigueur, le staff orchestre pose et dépose. La circularité ne demande pas un miracle, juste une méthode (et un peu moins de « on verra après », qui finit toujours à la benne).

Comprendre la supply chain circulaire appliquée au print

La supply chain circulaire vise un flux continu de ressources, avec des boucles de réemploi, de réparation, de reconditionnement et de recyclage. La norme NF ISO 59004 pose une approche systémique : moins d’extraction de matières vierges, plus de valeur captée sur la durée. L’ADEME projette un effort majeur en France : la consommation de ressources par habitant doit passer de 20 à 10 tonnes par an d’ici 2050. Le print n’échappe pas à ce mouvement, même si ses matières et ses usages forment un puzzle plus fin qu’un simple « papier dans papier ».

Dans une chaîne print classique, la performance se mesure en délais, qualité et coût au m². En circulaire, s’ajoute une boussole : réduction impact environnemental sans sacrifier la lisibilité, la tenue des couleurs, ni la sécurité des poses. Un support grand format exposé en extérieur ne vieillit pas comme une brochure corporate rangée dans un tiroir. La circularité fonctionne quand le design anticipe la seconde vie dès la première commande. Le prochain sujet logique porte sur les bons réflexes de conception, là où tout se joue avant même la mise en production.

Du modèle linéaire au print “multi-vies” : ce qui change vraiment

Le passage au circulaire ne se limite pas à la gestion des déchets. Il transforme la manière de cadrer une campagne : durée d’usage, conditions d’exposition, démontabilité, stockage, retour, tri. Une marque retail, “Atelier Lumen”, lance 120 kits vitrine sur 40 magasins. En linéaire, les supports finissent dispersés, puis éliminés. En circulaire, le kit se conçoit en modules réutilisables : cadres, systèmes d’accroche, visuels interchangeables, matière monoflux quand le recyclage s’impose.

Le studio du 72/78 sécurise cette logique dès le fichier : formats standardisés, aplats optimisés pour limiter l’encrage inutile, zones de coupe pensées pour éviter de rendre une pièce irréutilisable. Le bureau d’étude verrouille les choix de matériaux en fonction des filières, pas uniquement du rendu. Résultat : une campagne plus « propre » à la fin, sans devoir jouer à Tetris avec des déchets hétérogènes. La circularité démarre au brief, pas au moment où le support s’écroule (littéralement) en fin d’événement.

Réduire l’impact environnemental du print sans perdre en qualité

Le nerf de la guerre reste la qualité. Une démarche circulaire qui finit en couleurs ternes ou en supports fragiles ne tient pas longtemps en réunion marketing. La bonne approche s’appuie sur une optimisation ressources technique : limiter la surconsommation de matière, réduire les chutes, éviter les surépaisseurs, adapter la technologie d’impression au support. En numérique grand format, le couple encre/support et le profil colorimétrique jouent un rôle direct sur la durabilité et la capacité de revalorisation.

Au 72/78, l’atelier pilote ces arbitrages avec des tests matière, surtout sur les alternatives biosourcées et les supports sans PVC. Un visuel destiné à un salon de trois jours n’exige pas la même construction qu’une signalétique extérieure de six mois. Cette précision technique protège le rendu… et évite de « sur-spécifier » le support, un grand classique qui alourdit l’empreinte. La suite logique consiste à passer du produit au système : organiser les flux, les retours et la logistique durable qui rendent le circulaire opérationnel.

Éco-conception et recyclage print : arbitrer sans se tromper de combat

Le recyclage print fonctionne bien quand le support reste lisible par une filière : mono-matière, colle compatible, absence de laminations complexes, encres adaptées. Sur le grand format, les composites et les finitions “premium” peuvent bloquer la revalorisation. La question à poser tient en une phrase : la finition sert-elle la durée d’usage, ou juste l’ego du support ? (Le support n’a pas d’ego, mais la campagne, parfois, si.)

Un cas fréquent : une bâche événementielle plastifiée “au cas où”, alors qu’elle ne sort qu’en intérieur. En retirant une étape de pelliculage, la production gagne en sobriété, la matière reste plus simple à trier, la filière s’ouvre. Le bureau d’étude du 72/78 peut cadrer un cahier des charges orienté circularité : résistance strictement nécessaire, finitions compatibles avec la seconde vie, et une stratégie de retour dès la validation BAT. À ce stade, la réussite ne se joue plus seulement sur la matière, elle se joue sur l’organisation.

Mettre en place une logistique durable pour le réemploi et les retours

Une logistique durable ne se limite pas à “livrer mieux”. Elle orchestre aussi le retour, le tri, la remise en état, la redistribution. Sur des opérations événementielles, le moment critique arrive à la dépose : si rien n’est prévu, tout part en mélange, et la gestion des déchets prend le dessus sur la valorisation. La circularité réclame un scénario complet, avec des consignes de tri compréhensibles sur site, un conditionnement retour et une filière prévue avant la pose.

Le staff du 72/78 joue ici un rôle clé : préparer le terrain, coordonner la dépose, sécuriser l’emballage, et éviter la casse qui rendrait le réemploi impossible. Pour une tournée de salons, “Atelier Lumen” peut organiser un aller-retour standardisé : mêmes housses, mêmes modules, même inventaire, même protocole. Gain immédiat : moins de pertes, moins d’urgence, plus de maîtrise. Le sujet suivant s’impose : piloter cette mécanique avec des indicateurs et des données, au lieu de naviguer au ressenti.

Multi-localité et reverse logistics : le bon maillage pour éviter les kilomètres inutiles

France Supply Chain et Citwell mettent en avant la notion de dimensionnement de la multi-localité. Transposé au print, cela revient à choisir le bon point de production, le bon point de stockage, et le bon point de retour. Un retour systématique à un site unique peut annuler une partie du bénéfice environnemental. Un maillage plus fin réduit le transport, accélère le reconditionnement, et améliore l’expérience terrain.

Dans la pratique, un dispositif simple fonctionne bien : un stock tampon de structures réutilisables proche des zones d’événements récurrents, et un flux retour vers l’atelier pour les visuels à reconditionner ou à orienter vers une filière. Cette logique protège les délais tout en renforçant l’innovation supply chain côté process. Un modèle circulaire solide réclame ensuite un pilotage : mesurer, tracer, décider vite. Sans data, la circularité finit en roman, rarement en performance.

Piloter la circularité avec des indicateurs et la traçabilité des matériaux

Le guide France Supply Chain by Aslog et Citwell insiste sur le pilotage de la circularité. Dans le print, ce pilotage repose sur une traçabilité matériaux pragmatique : identifier la matière, la finition, la filière associée, et l’historique d’usage. L’objectif ne vise pas une usine à gaz, plutôt une décision rapide : réemploi direct, réparation, reconditionnement, ou recyclage. Chaque choix déclenche un flux, un coût, un délai, et un impact.

Une marque peut poser un indicateur simple par campagne : part de supports réemployés, taux de retours conformes, taux de chutes revalorisées, et volume orienté recyclage print. Au 72/78, le bureau d’étude peut cadrer cette grille dès le lancement, le studio l’aligne sur la création, l’atelier la matérialise sur les lots, le staff la boucle au retour. Le dernier verrou reste la prévision : anticiper les volumes, lisser la charge et éviter la surproduction, ce sport national du print “au cas où”.

Prévisions, charge et data : sortir du “on imprime large”

Le circulaire aime la précision. Une surproduction de 15 % sur une campagne multi-sites se transforme vite en stockage inutile, puis en fin de vie accélérée. Le volet “prévisions et charges” de la méthodologie en six axes prend tout son sens : mieux prévoir, mieux planifier, mieux lisser. Une marque e-commerce peut relier ses données de trafic et de saisonnalité aux volumes de PLV, au lieu de repartir d’un chiffre rond.

Côté atelier, la donnée sert aussi à réduire les pertes : imposition optimisée, regroupement de travaux compatibles, choix de laize qui limite les chutes. Côté terrain, le staff remonte les taux de casse et les causes, ce qui guide le bureau d’étude sur les prochains choix de structures. À la clé : une réduction impact environnemental tangible et une performance économique plus stable, parce que la matière part moins en fumée… et les équipes aussi.

Approvisionnement responsable et gestion des déchets : sécuriser les filières

L’approvisionnement responsable s’évalue sur des critères concrets : provenance, contenu recyclé, compatibilité filière, disponibilité, stabilité qualité. Un support “vertueux” sur le papier, introuvable au moment de produire, pousse à des substitutions en urgence qui dégradent la cohérence. Le bon réflexe consiste à qualifier un panel restreint de matières, testées, documentées, et alignées sur les usages réels : indoor, outdoor, courte ou longue durée, rigidité, réaction au pli, tenue colorimétrique.

La gestion des déchets suit la même logique : filières identifiées, tri préparé, flux sécurisés. Au 72/78, une partie de la performance circulaire se joue avant l’impression : limiter les supports mixtes, choisir des adhésifs cohérents avec la revalorisation, prévoir des conditionnements de retour qui évitent la contamination. La circularité ne tolère pas le “mélange créatif” au moment du tri. Prochain angle : l’organisation interne et la gouvernance, car sans rôles clairs, les meilleures intentions restent au stade du poster… qu’on finit par recycler.

Organisation et collaboration inter-entreprises : la circularité en équipe

Citwell souligne la création de valeur via l’optimisation de l’usage des ressources et la collaboration entre entreprises. Dans le print, cette collaboration prend une forme très concrète : partage de filières, mutualisation de retours, standardisation de formats réutilisables entre plusieurs événements, voire co-développement de matières avec des fournisseurs. Une agence événementielle qui gère plusieurs marques peut harmoniser ses systèmes d’accroche et ses structures, puis ne changer que les visuels.

Au 72/78, la complémentarité des pôles sert de colonne vertébrale : le bureau d’étude cadre les flux et les matières, le studio traduit la création en fichiers “compatibles circularité”, l’atelier sécurise la production, le staff garantit la boucle retour sur site. Cette organisation transforme la circularité en réflexe opérationnel, pas en slogan. La prochaine étape, pour une marque, tient en une décision : traiter le print comme un actif réutilisable, piloté dans le temps, avec une méthode claire et une exécution carrée.

 

Curieux ? jetez un oeil par ici !
  • L'atelier
  • L'événementiel
  • Le bureau d'étude
  • Le staff
  • Le studio
pxl 20211215 153215869.portrait retouche
La magie du papier
  • L'atelier
  • Le staff
  • Le studio
  • Les grands formats
249631487 420961506311474 1765607976040889937 n
Animez vos espaces de travail et personnalisez vos bureaux !
Édito
Notre édito
Toute l’actualité de 72/78 et bien plus…

Laissez-nous
votre message