Notre édito conseils

Impression et marchés publics : nouvelles règles pour les collectivités

découvrez les nouvelles règles concernant l'impression dans les marchés publics pour les collectivités et comment elles impactent vos procédures.

Les collectivités avancent sur une ligne de crête : acheter vite, acheter juste, acheter traçable. Et en face, les acteurs de l’impression doivent rester réactifs, sans sacrifier la qualité, la durabilité ni la conformité. Cette année marque un vrai virage dans la réglementation des marchés publics : nouveaux seuils européens, règles de dispense revues à la hausse, exigences de transparence renforcées, sans oublier l’arrivée d’un critère environnemental obligatoire dans les grilles d’analyse. Le quotidien des achats publics se simplifie sur certains montants, mais la vigilance augmente sur la justification des choix et la traçabilité des consultations.

Le terrain, lui, ne change pas : une mairie lance une campagne d’affichage pour la rentrée, une communauté d’agglo renouvelle sa signalétique, un établissement public prépare un salon. Tout passe par des contrats publics, des délais, des validations, des fournisseurs à qualifier. Un appel d’offres ne se gagne plus seulement sur le prix et un bon BAT. Il se gagne sur une réponse solide, des preuves, une production maîtrisée, des matières cohérentes, et une exécution sans mauvaise surprise (le roll-up qui gondole, c’est drôle cinq minutes, pas plus). Pour avancer sereinement, un repère simple aide : traiter ces évolutions comme une mise à niveau complète des pratiques, pas comme une rustine administrative.

Réglementation des marchés publics : les changements clés qui impactent l’impression

Dans les marchés publics, les seuils structurent la vie des dossiers. À partir de certains montants, les procédures se formalisent, les publicités s’élargissent, les délais s’allongent. Pour l’impression, cela touche directement les consultations récurrentes : brochures institutionnelles, affichage urbain, habillage événementiel, PLV, signalétique intérieure. Un même besoin peut basculer d’un circuit “souple” à une procédure plus encadrée, juste avec une estimation revue ou un lot mieux calibré.

La période s’annonce dense, car plusieurs textes s’additionnent. Une logique vise la simplification administrative et l’accès des PME. Une autre impose une montée en puissance environnementale. Une troisième ajuste les seuils européens, avec un effet mécanique : plus de dossiers montent en procédure formalisée. La phrase à garder en tête : plus de souplesse sur les petits montants, plus d’exigence sur la preuve.

Nouveaux seuils européens au 1er janvier : un effet domino sur les consultations

Les seuils européens, révisés tous les deux ans, déclenchent les procédures formalisées et les publications au niveau de l’Union. Leur légère baisse sur la période 2026-2027 provoque un basculement de certains dossiers qui frôlaient les montants. En clair : un marché “limite” passe plus facilement dans une catégorie plus encadrée, avec plus de formalisme dans le calendrier, la publicité et les pièces.

Ce changement vise toutes les consultations engagées à partir du 1er janvier. Côté collectivités, un autre effet suit : le seuil de transmission au contrôle de légalité s’aligne sur le nouveau niveau, avec un passage de 221 000 € HT à 216 000 € HT. Une différence qui paraît minime, mais qui oblige à sécuriser l’estimation amont et la traçabilité des décisions. Une bonne estimation, c’est un devis bien cadré… et moins de sueurs froides en commission.

Dispense de publicité : nouveaux seuils et bonnes pratiques pour les achats d’impression

La dispense de publicité et de mise en concurrence change l’organisation quotidienne. Elle offre un vrai gain de temps sur les achats courants, tout en gardant les principes fondamentaux : liberté d’accès, égalité de traitement, transparence. Autrement dit, la procédure se détend, la rigueur ne part pas en vacances.

Pour des besoins d’impression récurrents, cette évolution réduit les frictions. Une commande de flyers pour une réunion publique, une série d’affiches pour une campagne locale, un lot de panneaux pour flécher un événement : le cycle décisionnel peut s’accélérer. La contrepartie : une justification propre, avec devis comparés, grilles internes, référentiels de prix, notes de choix. Le mot d’ordre reste traçabilité, même quand la procédure semble “simple”.

Seuil à 100 000 € HT en travaux et passage à 60 000 € HT en fournitures et services

Deux dates structurent la dispense. Depuis le 1er janvier, le seuil de 100 000 € HT en travaux s’inscrit durablement dans le Code, après des années de prorogations post-crise sanitaire. Depuis le 1er avril, le seuil de dispense en fournitures et services grimpe de 40 000 € HT à 60 000 € HT. Pour les achats d’impression, ce relèvement ouvre une zone de respiration, surtout sur les campagnes ponctuelles et les petits renouvellements de supports.

Une vigilance reste non négociable : la lutte contre le fractionnement artificiel. Découper un besoin pour rester sous le seuil expose à un risque juridique et à une perte de crédibilité interne. Un besoin bien défini, un allotissement cohérent, une estimation solide : la base d’un dossier propre, même quand il part en dispense.

Dématérialisation à partir de 60 000 € HT : la règle qui évite les dossiers fantômes

L’obligation de mise à disposition des documents de consultation sur un profil d’acheteur s’aligne sur le seuil de 60 000 € HT, à condition qu’il y ait publication d’un avis. Les deux conditions se cumulent. Cette coordination réduit les zones grises : un dossier publié doit rester accessible, complet et horodaté, ce qui renforce la transparence et sécurise les échanges avec les fournisseurs.

Sur le terrain, cela pousse à standardiser les pièces : RC clair, CCTP sans ambiguïté, BPU lisible, DPGF cohérente, critères d’analyse explicités. Une consultation nette, c’est moins de questions en rafale à J-2. Et pour l’imprimeur, une réponse nette, c’est un planning qui respire.

Appel d’offres et fournisseurs : accès des PME facilité, exigences mieux cadrées

Deux décrets datés du 29 décembre 2025, applicables aux consultations lancées depuis le 1er janvier, visent un objectif clair : réduire les freins d’entrée dans les marchés publics. Les jeunes structures et les PME de l’impression se heurtaient parfois à des exigences financières disproportionnées, sans lien direct avec le risque réel du marché. La trajectoire actuelle pousse vers une qualification plus “métier” : capacités techniques, références pertinentes, organisation, preuves de qualité.

Pour les acheteurs, le bénéfice tient dans une concurrence plus ouverte et plus dynamique. Pour les fournisseurs, l’opportunité tient dans une porte d’entrée moins étroite. Le match se joue encore sur la solidité du mémoire technique, la qualité de production et la capacité à tenir les délais. La différence : la barrière “chiffre d’affaires” recule.

Chiffre d’affaires exigible plafonné à 1,5 fois : un filtre moins brutal

Le plafond du chiffre d’affaires annuel minimal exigible passe de 2 fois à 1,5 fois le montant estimé du marché ou du lot. Une traduction simple aide à visualiser : sur un lot estimé à 500 000 € HT, l’exigence maximale descend de 1 000 000 € à 750 000 €. Les dossiers gagnent en proportionnalité, ce qui favorise des ateliers agiles et des spécialistes du grand format capables de sécuriser la production.

Un acheteur garde la main pour exiger plus dans des cas exceptionnels liés à des risques particuliers, à condition de le justifier dans les documents. Un CCTP exigeant peut se défendre ; un filtre financier “par réflexe” se défend beaucoup moins. Une consultation mieux calibrée attire de meilleures réponses, ce qui améliore la performance du marché.

Impossibilité d’exécution avant notification : sécuriser la continuité sans relancer tout le dossier

Un nouveau mécanisme formalise une pratique attendue : si l’attributaire, après la décision d’attribution et avant la notification, se retrouve dans l’impossibilité d’exécuter pour cause de cas fortuit ou force majeure, l’acheteur peut solliciter le candidat classé juste après, puis les suivants. Cela évite de relancer une procédure complète quand un aléa sérieux bloque le titulaire pressenti.

Une scène très concrète parle à tout le monde : une production de signalétique doit partir sous dix jours pour une manifestation culturelle. L’atelier retenu subit un sinistre majeur. Sans dispositif clair, le service achats se retrouve coincé entre délai et formalisme. Avec cette règle, la continuité se sécurise, sous réserve de respecter le bon timing et la traçabilité. Une commande publique efficace, c’est aussi une commande publique qui garde le service public à flot.

Contrats publics : avances, remboursement et exécution, les détails qui font gagner du temps

Les contrats publics se jouent dans les annexes et dans la mécanique financière. L’atelier d’impression peut proposer le meilleur papier du monde, si la trésorerie se tend et que l’avance se gère mal, la relation s’abîme. Les évolutions récentes clarifient des zones qui prêtaient à interprétation, surtout quand la sous-traitance entre en scène.

La logique poursuivie tient en deux mots : sécurisation. Sécurisation pour l’acheteur, qui suit l’exécution. Sécurisation pour le titulaire, qui planifie production et achats de matières. Sur des marchés d’impression, la matière peut peser lourd : supports rigides, encres, textiles, adhésifs techniques. Une règle claire sur l’avance et son remboursement évite les discussions interminables… et les mails à rallonge du vendredi 18h.

Remboursement de l’avance : le seuil des 65 % clarifié côté titulaire

Le remboursement de l’avance démarre quand le montant des prestations exécutées atteint 65 % du montant TTC du marché. Une ambiguïté existait en présence de sous-traitants. La clarification retient un principe simple : l’appréciation se fait sur les prestations exécutées par le titulaire. Pour un sous-traitant admis au paiement direct, la logique s’applique sur sa part propre.

Pour un marché de communication imprimée avec un titulaire qui pilote et un sous-traitant qui gère une partie du façonnage, cela évite les calculs à tiroirs. L’acheteur sait sur quelle base suivre le seuil, le fournisseur sait quand l’avance commence à se résorber. Une règle nette réduit les tensions, et laisse l’énergie aux vrais sujets : planning, qualité, contrôle colorimétrique.

Critère environnemental obligatoire : un tournant durable pour l’impression des collectivités

À partir du 21 août, tout marché public doit intégrer un critère environnemental dans le choix des offres. C’est une bascule nette : l’attribution sur le seul prix ne passe plus. Même avec un critère unique, seule une approche “coût global” intégrant des considérations environnementales tient la route. Pour l’impression, cela change la manière d’écrire un CCTP, d’évaluer un mémoire technique, de demander des preuves et de contrôler l’exécution.

Ce virage rejoint les obligations SPASER des grandes collectivités dont les achats annuels dépassent 50 millions d’euros HT. L’objectif dépasse la “case verte” dans un tableau : il s’agit d’aligner la commande publique sur une trajectoire de durabilité, avec des indicateurs vérifiables. Une grille bien construite évite deux pièges : des critères trop vagues, ou des exigences irréalistes qui éliminent toute concurrence. L’équilibre se joue dans la mesure.

Évaluation environnementale en appel d’offres : preuves, méthode et cohérence

Une évaluation solide repose sur des critères objectivables : origine et traçabilité des supports, certifications reconnues, taux de recyclé, encres, optimisation des formats pour limiter les chutes, logistique, reprise et revalorisation. Une collectivité gagne à exiger des engagements vérifiables et à prévoir une méthode de notation claire. Cela sécurise la transparence vis-à-vis des candidats, et cela évite les débats stériles en analyse.

Un fil conducteur aide à se projeter : la ville fictive de Belrivière prépare une saison culturelle, avec affiches, programmes et signalétique. Le prix reste important, mais la grille valorise aussi la réduction des gâches papier, une livraison rationalisée, et un scénario de fin de vie des supports événementiels. Résultat : un dossier plus défendable, et une communication publique alignée avec les engagements locaux. Une commande publique responsable commence sur le papier, puis se vérifie à l’atelier.

Impression responsable avec le 72/78 : du cahier des charges à la pose, sans angle mort

Le 72/78 accompagne les collectivités sur l’ensemble de la chaîne, avec un pilotage 360° : bureau d’étude pour cadrer le besoin et sécuriser les choix techniques, studio pour préparer des fichiers propres et cohérents, atelier pour produire en petit et grand format avec exigence, staff pour la logistique et la pose. Cette continuité simplifie la vie côté acheteur, car la traçabilité progresse, les délais se stabilisent, les aléas se réduisent.

La logique coresponsable suit le même fil : matières mieux choisies, optimisation des formats, limitation des déchets, réflexion sur la seconde vie des supports. Le marqueur Label 28, propre au 72/78, sert de boussole interne pour garder un cap : créativité et responsabilité avancent ensemble. Une impression réussie, c’est celle qui se voit… sans laisser une ardoise environnementale derrière elle.

Transparence et durabilité : documents clairs, production maîtrisée, fin de vie anticipée

Dans un appel d’offres, la qualité se lit dans les détails : fiches techniques matière, options de finition, résistance UV, contraintes de pose, tolérances colorimétriques, délais réalistes. Le 72/78 sécurise ces sujets dès l’amont, afin que l’analyse des offres reste comparable et défendable. Une réponse structurée réduit les demandes de précisions, et accélère le passage en exécution.

La durabilité ne se limite pas au support “recyclé”. Elle se joue aussi dans l’usage : un kakémono pensé pour voyager, une signalétique modulable, des formats standardisés qui réduisent les chutes, une reprise des supports après événement pour revalorisation. À la fin, le projet gagne sur deux tableaux : une communication plus efficace et une démarche plus responsable. Et le service achats gagne un luxe rare : un dossier qui tient debout, même relu six mois plus tard.

 

Curieux ? jetez un oeil par ici !
  • L'atelier
  • L'événementiel
  • Le bureau d'étude
  • Le staff
  • Le studio
pxl 20211215 153215869.portrait retouche
La magie du papier
  • L'atelier
  • Le staff
  • Le studio
  • Les grands formats
249631487 420961506311474 1765607976040889937 n
Animez vos espaces de travail et personnalisez vos bureaux !
Édito
Notre édito
Toute l’actualité de 72/78 et bien plus…

Laissez-nous
votre message